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Dans un billet du mois de mai (1) nous vous avons parlé du travail de Lucie Audet intitulé "Pour franchir la distance" (2).
Lucie Audet nous fait parvenir le texte ci-dessous pour ajouter un commentaire à notre billet. Nous plaçons ce texte sous forme de billet pour qu'il soit plus visible par nos lecteurs et rende ainsi la publication de commentaires plus aisée :
Merci, monsieur Cartier, de votre commentaire. J'espère que le guide, que j'ai rédigé à l'intention des formateurs canadiens pour le Réseau d'enseignement francophone à distance (REFAD), pourra être utile à tous ceux qui s'intéressent à l'utilisation des technologies en enseignement.J'ai parcouru les différentes rubriques de votre blogue et j'ai trouvé particulièrement stimulante la question posée dans le billet "Utiliser un blog_?" : "Le blog, une solution sans problème ?". Elle situe bien ce qui me semble un des principaux problèmes de l'utilisation de la technologie en formation : éblouis par l'attrait de la technologie, on oublie trop souvent qu'elle n'est qu'un outil et que, dans le cas d'une formation, à distance ou en présence, cet outil doit être mis au service d'une intention pédagogique. En d'autres mots, les outils technologiques ne peuvent être une solution que dans la mesure où le "problème" a d'abord été défini.
À titre d'exemple, il ne viendrait probablement à l'idée de personne d'entrer dans sa classe, de s'asseoir et de dire simplement à ses étudiants : «maintenant, discutez !». Il s'ensuivrait sans doute un long silence puis de nombreuses questions comme : «oui mais, sur quoi ?» «dans quel but ?» «de quelle façon ?». Il est aussi probable que, à moins d'enseigner l'improvisation, l'apprentissage qui en résulterait serait limité. Pourtant, n'est-ce pas très semblable à ce que fait un professeur lorsqu'il ajoute simplement un blogue, un forum ou une salle de clavardage (chat) à son cours, sans avoir d'abord défini l'objectif ou les modalités d'utilisation de l'outil ? En classe, nous avons appris qu'il faut présenter le sujet d'une discussion, formuler des questions, stimuler la participation, gérer les droits de parole, réagir aux contributions, les évaluer, etc. La contribution du formateur n'est pas moins importante à distance.
Si un des écueils de la formation à distance est de sur-estimer les différences entre formation en présence et à distance au point d'oublier que cette dernière nécessite aussi l'application de principes pédagogiques reconnus, comme le développement d'activités dont les objectifs pédagogiques sont clairs et significatifs, l'autre est de sous-estimer ses différences. Par exemple, n'est-il pas courant de sous-estimer l'effort supplémentaire de planification, de rédaction ou de soutien qu'elle nécessite ou, pour revenir au billet "Utiliser un blog ?", les compléments de décharge qui devraient l'accompagner ? Le diagnostic que vous en faites est-il semblable ?
C'est la raison pour laquelle j'ai structuré le guide "Pour franchir la distance" en fonction des similitudes et différences entre les deux types de formation, qui me semblent correspondre aux deux grandes catégories de problèmes que rencontre la FAD.
J'espère que vous serez nombreux à lire le guide, à l'utiliser et à me faire part de vos commentaires !
Lucie Audet
Réseau d'enseignement francophone à distance du Canada (REFAD : http://www.refad.ca).
Lucie Audet est spécialiste en communication. Elle est titulaire d'une maîtrise en technologie de l'information ainsi que d'une maîtrise en science politique. Ses recherches ont surtout porté sur l'utilisation d'Internet comme outil de collaboration et de consultation, sur l'analyse des politiques de communication et sur les mécanismes de participation des publics.
Formatrice et consultante, elle a participé au développement de plusieurs environnements d'apprentissage informatisés. Elle a aussi travaillé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), où elle a acquis une connaissance approfondie des réseaux de télécommunication canadiens et à la Télé-université, où elle a participé à la mise en place de réseaux de travail collaboratif internationaux.
1 http://www.blogg.org/blog-43247-date-2006-05-10-billet-347268.html
2 http://www.refad.ca/nouveau/guide_formateurs_FAD/guide_formateurs_FAD.html
e-difor
La formation en ligne
http://foad.ac-besancon.fr
Jacques Cartier
Publié par e-difor à 08:14:01 dans Interview | Commentaires (0) | Permaliens
Nous sommes en train de préparer une formation de formateurs à la distance appelée SOFFIA (Système Ouvert de Formation de Formateurs Inter Académique) avec des collègues des Dafco de Poitiers et de Besançon.
Cette formation dure 70 heures réparties sur 28 heures en présence (4 jours) et 42 heures à distance. Elle regroupe 28 formateurs et est organisée autour de 5 modules :
1. Formation ouverte et à distance : concepts, définitions et ingénierie
2. Utiliser un espace de travail collaboratif
3. Conduire un projet en formation ouverte et à distance
4. Concevoir et mettre en oeuvre un parcours individualisé et des outils d'autoformation accessibles à distance
5. Rôle du centre de ressources dans un dispositif de formation individualisée ouverte et à distance.
Nous utilisons un environnement d'apprentissage virtuel basé sur 3 outils différents en fonction des besoins de cette formation :
- la plateforme"e-cafoc" (plate-forme élaborée par la Dafco de Besançon) qui servira de lieu de ressources, de communication, de suivi et de productions personnelles ;
- le collecticiel "QuickPlace", hébergé par le pôle de compétences foad du Ministère à Toulouse, sera utilisé pour les activités collectives (travail coopératif et travail collaboratif) ;
- la plateforme "Centra" hébergée par le pôle de compétences foad du Ministère à Toulouse pour les échanges synchrones (audioconférence).
>>> Planning de la formation <<<
Pour les concepteurs il s'agit de préparer un mélange "savant" d'activités qui vont concourir à la qualité des apprentissages en utilisant les spécificités des 3 lieux virtuels avec pertinence.
Il y a encore "du clic sur la planche" pour être prêt fin septembre ! Nous vous donnerons des nouvelles.
e-difor
La formation en ligne
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Jacques Cartier
Publié par e-difor à 18:25:55 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Dans de nombreux ouvrages et articles il est fait référence au travail collaboratif.
Est-ce une théorie d'apprentissage, une méthode pédagogique infaillible ? Est-il possible pour le formateur de se "lancer" dans le travail collaboratif tête baissée ? Quelles compétences particulières doit-il posséder ?
Doit-il procéder par étapes en introduisant du travail coopératif puis du travail collaboratif ?
France Henri et Karin Lundgren-Carol apportent des réponses pertinentes à ces questions dans leur ouvrage "Apprentissage collaboratif à distance" édité aux Presses de l'Université du Québec.
Voir notre billet du 27 mai dernier :
http://www.blogg.org/blog-43247-date-2006-05-27-billet-358802.html .
Dans le tableau des pages 39, 40, 41, les auteures font la comparaison des démarches coopérative et collaborative.
Ce tableau est précieux pour le formateur appelé à utiliser une démarche de ce type. Il choisira ainsi entre travail coopératif et collaboratif en fonction des apprenants dont il a la charge, de leur degré d'autonomie dans l'apprentissage. Il pourra commencer par une démarche coopérative et introduire pas à pas des activités qui feront appel à une démarche coopérative.
Publié par e-difor à 08:54:47 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Bonjour à Vous,
Notre silence est un silence de vacances bercé par les vagues de l'Atlantique pour plusieurs d'entre-nous !
A bientôt en ligne, en août.
e-difor
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L'équipe de rédaction en vacances...
Publié par e-difor à 17:50:36 dans e-difor | Commentaires (0) | Permaliens
Nous vous conseillons la lecture de l'ouvrage « L'avenir des idées - le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques » de Lawrence Lessig où l'on parle de communautés d'apprentissages et de pratiques, de logiciels libres, ...
"Une route demeure bien commun parce que les risques d'exclusion seraient trop grands si elle était privée. Si cette route devait devenir une voie commerciale importante, si de chaque côté s'implantaient d'autres entreprises et d'autres services, cette route libre et commune serait une importante source de richesse. La privatiser reviendrait à prendre le risque de voir son propriétaire la réserver à un seul usage. Le public tire un important bénéfice de cette route, et la valeur de la route est liée au fait qu'elle est ouverte à tous. Le danger est que cette valeur ajoutée puisse donner à un acteur privé l'idée d'en tirer parti. Cette route est donc un bien "d'intérêt public", au sens où sa valeur résulte du fait que le public en a besoin."
"Quand une ressource tire sa valeur du fait qu'elle est ouverte, quand cette valeur s'accroît d'autant plus qu'elle est plus utilisée - "plus on est de fous, plus on rit", comme on dit -, alors il est normal d'attribuer une bonne part de la valeur de cette ressource au fait qu'elle est ouverte."
Texte tiré de "L'avenir des idées - le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques" - Lawrence Lessig, Professeur de droit à l'université de Stanford - page 110 - Presses Universitaires de Lyon (PUL)
e-difor
La formation en ligne
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Jacques Cartier
Publié par e-difor à 10:35:28 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
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