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Voici quelques éléments descriptifs d'un travail conduit dans le cadre de la formation continue de l'académie de Besançon au cours de l'année 2003/2004.
Je n'ai pas reconduit ce type de travail par la suite, attendant que les enseignants engagés dans des formations pédagogiques acquièrent plus d'aisance dans l'utilisation des outils de travail numériques.
J'ai utilisé un site commun à trois établissements scolaires distants engagés dans des formations sur une année : http://els6.ac-toulouse.fr/aider-eleve
Dans chaque site, j'ai animé trois séances de travail en présentiel et proposé un d'accompagnement à distance grâce au site de formation.
La proposition d'accompagnement a été faite collectivement puis relayée par un mèl individuel.
Dans chaque collège, chaque projet était différent :
- améliorer le conseil de classe,
- aider les élèves individuellement,
- évaluer sans décourager.
A l'origine j'ai imaginé de proposer un accompagnement à distance car j'avais identifié les besoins suivants :
- pour les participants : un intérêt pour les projets des autres équipes et un besoin de pouvoir faire appel au formateur entre deux séances en présentiel.
- pour le formateur : la possibilité donnée de proposer des ressources à consulter en intersession et de répondre à des questions.
Les aspects positifs en fin de parcours de formation :
- pour les participants assez à l'aise avec l'utilisation des outils numériques utilisés, un intérêt pour l'utilisation du site de formation pour questionner le formateur, déposer un document et consulter les ressources proposées par le formateur.
- pour le formateur : une motivation accrue par les sollicitations des participants en intersession, signe d'intérêt pour la formation proposée.
Les difficultés rencontrées au cours de cette formation mixte en présentiel et à distance :
- pour les participants peu à l'aise avec l'outil informatique... un sentiment de culpabilité et de frustration lié à la difficulté à utiliser les supports numériques.
- pour le formateur : le sentiment de risquer de marginaliser de ce fait là certains participants.
En conclusion j'ai envie de dire que l'accompagnement des projets d'équipes d'établissement à distance est potentiellement d'une grande richesse, les échanges inter-établissements deviennent plus faciles et permettent de valoriser le travail fait sur chaque site en le rendant accessible à d'autres.
Il reste à réduire la fracture numérique au sein du monde enseignant pour que ces pratiques puissent devenir accessibles à chacun.
e-difor
La formation en ligne
http://foad.ac-besancon.fr
Académie de Besançon - France
Anne Mansuy
Publié par e-difor à 17:48:15 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Penser la formation ouverte et à distance nécessite de se questionner sur l'acte d'apprendre. Il ne suffit pas de mettre des ressources à disposition en téléchargement. Il y a changement de paradigme comme l'indique Monique Linard.
« On ne conduit pas une voiture de Formule Un comme un vélomoteur, ni une usine nucléaire comme une boulangerie de village. On ne peut pas non plus éduquer et former une génération née dans l’univers des TIC comme une génération qui ne l’a connu que peu ou pas du tout.
L’actualité des thèmes de l’autoformation et de l’autonomie est un révélateur puissant. Ainsi que le remarque Albéro (2000, pp. 259-260), l’autoformation sort de son statut institutionnel marginal. Elle devient un champ exemplaire de recherche et de pratiques parce que le choix fondamental entre paradigme de l’instruction et paradigme de l’apprentissage a été fait et assumé dans ses conséquences. Ce choix oblige à dépasser la coupure rationaliste entre transmission objective et assimilation subjective des connaissances.
« Il incite à prendre en compte, de façon conjonctive et non plus juxtaposée les diverses perspectives qui conditionnent le développement d’une formation autonome : la perspective existentielle des personnes, celle socio-normative des institutions et celle, propre à l’ingénierie, des dispositifs techniques. Une telle imbrication implique bien un changement de paradigme. »
Autoformation, éthique et technologies : enjeux et paradoxes de l’autonomie – contribution publiée dans : Albéro B. (sous la dir. de), Autoformation et enseignement supérieur, Hermès/Lavoisier, pp. 241-263.
On ne peut pas aborder la problématique du distant par "le petit bout de la lorgnette", il est nécessaire d'avoir une vision beaucoup large dans une triple dimension : psychologique, pédagogique et sociale. (Philippe Carré, L'autoformation, 2002)
e-difor
La formation en ligne
http://foad.ac-besancon.fr
Académie de Besançon - France
Jacques Cartier
Publié par e-difor à 21:11:10 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Préparer une formation ouverte et à distance est un travail conséquent. Dès le lancement de la formation tout doit être prêt pour accueillir les apprenants.
Mais cette préparation tient-elle suffisamment compte du principal intéressé, l’apprenant est-il au centre du dispositif ?
Ne doit-on pas appliquer le principe de “servuction” ?
Servuction : ce néologisme, proposé par Eiglier et Langeard, est le résultat de la contraction des termes SERVice et prodUCTION. Il marque la nécessité d’envisager la production de service avec des démarches spécifiques à celles de la production de biens.
« La servuction de l’entreprise de service : c’est l’organisation systématique et cohérente de tous les éléments physiques et humains de l’interface client-entreprise nécessaires à la réalisation d’une prestation de qualité dont les caractéristiques et les niveaux de qualité ont été déterminés. »
(P. Eilgier, E. Langeard)
http://www.cyber.uhp-nancy.fr/demos/MSL-DEM/premcha/premsec.html
C. Bissey et J.L Moreau voient quatre étapes :
Catherine Bissey, Jean-Luc Moreau – TIC et NET – PUF Éducation et formation – Page 137
« Il s’agit d’impliquer le bénéficiaire du dispositif dès l’amont, afin qu’il devienne réellement coproducteur du service dont il doit bénéficier »
- ingénierie de la demande ;
- conception du dispositif ;
- mise en œuvre ;
- évaluation. »
| Le tableau de la page 138 intitulé “Hypothèses d’actions pour la mise en œuvre du principe de servuction sur un dispositif de Foad” est intéressant : | |
| Étapes constitutives de l’ingénierie d’un dispositif de FOAD | Propositions d’actions pour l’application du principe de servuction |
| 1. Ingénierie de la demande
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| 2. Conception du dispositif
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| 3. Mise en œuvre
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| 4. Évaluation
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Publié par e-difor à 10:28:21 dans Réflexions | Commentaires (1) | Permaliens
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